VENDREDI 24 DECEMBRE 2010
Camping Vilanova Park à Vilanova. Notre 1er réveillon de nomades. Camping très confortable et très verdoyant.
Séjour très agréable mais court puisque nous repartons dès le lendemain vers Atmella de Mar et c'est là que les choses se gâtent.
A une cinquantaine de Kms de notre but, nous rencontrons un vent tellement violent que nous préférons nous arrêter sur un parking relativement abrité. Nous y restons environ 6 heures. Je ne perd pas mon temps : confection d'un gâteau au chocolat que nous entamons tiède en attendant que le vent se calme.
Nous repartons alors que la nuit approche à grands pas au grand désespoir de Jean-Pierre qui déteste plus que tout arriver à la nuit. Nous roulons prudemment car le vent a très peu faibli. Nous arrivons à Atmella de nuit bien entendu et cherchons la direction du camping. Nous sortons de la ville, nous nous retrouvons en plein campagne et débouchons sur un bout de route à peine carrossable, nous continuons malgré tout car nous apercevons un panneau nous indiquant le camping et entamons alors une côte, goudronnée quand même, mais très pentue et sinueuse. Nous abordons un virage en épingle à cheveux trop à la corde, sur une plaque de bitume complètement lisse, les pneus patinent, JP veut rétrograder, mais le temps de changer de vitesse, le camping car a reculé de quelques centimètres et là nous nous retrouvons avec un véhicule qui refuse de grimper et le coin droit de la remorque qui s'est encastré sous le pare-choc du camping-car !! Nous descendons vérifier la situation, le vent est violent et glacial, il fait nuit, Jean-Pierre est catastrophé, exaspéré et moi j'ai envie de chanter "Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel....".
Et il arrive, il arrive. Une voiture émergeant de la nuit se gare derrière nous. Un géant en sort et s'adresse à moi en espagnol. Je lui explique brièvement la situation. Pas de problème, je vais vous aider. Sur ce arrive un quatre-quatre duquel émergent 4 allemands. Je recommence à expliquer la situation (avec un peu plus de mal, linguistiquement parlant). Pas de problème on va vous aider. Après quelques efforts infructueux pour pousser le camp car, nous tombons tous d'accord (c'est l'Europe ! ! !) sur le fait qu'il faut descendre le quad et dégager la remorque. Sitôt dit sitôt fait avec quelques difficultés malgré tout, car certaines sangles retenant le quad avaient eu la malencontreuse idée de se coincer également sous le pare choc. Entre-temps, une autre voiture arrivant du haut de la colline s'est arrêtée à notre hauteur. Une espagnole parlant très bien le français, nous demande si nous allons au camping qui se trouve à environ 300 mètre de là. Je lui répond par l'affirmative et elle m'apprend qu'elle en est la propriétaire et qu'elle va remonter illico pour demander à son gardien de nous ouvrir malgré l'heure tardive. C'est Noël je vous dis, c'est Noël
Enfin au bout d'un moment JP peut redémarrer avec le camping-car, en prenant son virage plus au large et en évitant cette funeste plaque. Les allemands et moi nous nous faisons nos adieux et je les remercie chaudement et j'ai bien du mal car il fait un froid de canard. Mon géant espagnol attelle la remorque à sa voiture et moi je me charge du quad. Et nous arrivons au camping. Enfin !!
Nous trouvons un bel emplacement car il n'y a guère de monde à cette période. Jean-Pierre toujours énervé, ronchonne dans sa barbe, et je lui dis qu'au lieu de raler il ferait mieux de changer sa façon de voir les choses : nous avons bénéficié de la gentillesse et de la solidarité d'inconnus qui ont passé avec nous un bon bout de temps pour nous aider, en pleine nuit, par un vent glacial et que c'est ça notre VRAI NOEL.
Le mot de Jean-Pierre (les interventions de JP seront toujours en bleu avec changement d'écriture)
Ouf !!! Je peux enfin me détendre car je dois dire que je n’étais pas très rassuré et ça me rendait très nerveux, Michèle en a un « peu » fait les frais ! Et j’en suis confus
26 décembre 2010
Après une nuit réparatrice, nous décidons de rester une nuit de plus ; Donc la journée de libre va nous permettre de récupérer. Le camping est proche de la mer et je peux le vérifier en promenant Roxy. La côte est magnifique et la lumière du matin est magique . J’en profite pour faire quelques photos. Puis dans la journée Michèle et moi allons revoir cette cote, puis en fin d’a-m je vais visiter en quad la ville qui est très agréable avec un port de pêche et de plaisance
Il fait froid mais beau et les rayons du soleil sont bien agréables.
Lundi 27/12/2010
Départ à 10h30 direction Alicante. A la sortie de cette ville après avoir roulé sur l’auto via A7, nous nous arrêtons à Crevillente pour passer la nuit au camping Las Palmeras. J’en profite pour faire changer les pneus de la remorque qui sont anormalement usés, cout de l’opération 139 €.
Cela est fait dans l’heure qui suit.
Puis nous prenons possession de notre emplacement. Le prix de la nuitée est de 23,50€ , plus on descend vers le sud et plus les campings sont chers !
Mardi 28/12/2010
Départ vers 9h30, nous prenons l’auto via A7 que nous ne quitterons pas jusqu’à Algésiras où nous arrivons vers 18h30. Nous avons prit nos billets chez l’agence Guitterez et le prix est le même que l’an dernier, même avec la remorque soit 180 € A/R. Nous sommes reçu avec l’apéritif et en cadeau, un gâteau et une bouteille de cidre ; Sympa !
Puis nous allons nous installer sur le parking prés de Lidl pour passer la nuit. Evidemment nous ne sommes pas tous seuls et pour manœuvrer ce n’est pas le pied.
Je reprend la parole.
Donc nous sommes sur le parking de Lidl et JP s'apprête à faire un créneau avec, donc le camping-car et la
remorque. Déjà en voiture, il faut bien dire, ce n'est pas son point fort, mais alors là.
A sa décharge, la caméra de
recul ne fonctionne plus depuis deux ou trois jours. Donc il me demande de sortir afin de l'aider dans sa manoeuvre. Et c'est là que tout commence. Je me positionne à l'arrière de l'attelage,
légèrement sur le côté pour qu'il me voit dans le rétro.
Vas y, braque un peu à droite, je t'ai dis un peu, UN PEU, braque plus doucement, non la remorque est dans l'autre sens. Il faut que tu recommences, vas y, à gauche maintenant, je t'ai dis A GAUCHE, non l'autre gauche, mais bon sang mets les roues dans l'autre sens.
Et JP de répondre, mais je comprend rien à ce que tu me dis, je ne t'entend pas, je ne comprend rien à tes signes, je ne sais plus où sont les roues .........!!!!!!!
Bref Papy et Mamy au bord de la "nervous breakdown" (crise de nerfs pour les non anglophones) et même sur un lieu aussi romantique que le parking de Lidl à Algéciras, à la nuit tombée, au milieu d'autres camping-caristes, ça ne le fait pas comme disent les "djeuns".
Remontée comme un ressort, je me rapproche de JP qui se penche à la fenêtre en me tendant les clés "tu veux le faire, tu veux le faire" et au moment où j'allais lui répondre (OUI, bien entendu) j'entends derrière moi une voix douce et chaude "donnez moi les clés si vous voulez, je vais vous faire la manoeuvre". Jean-Pierre, partagé entre son orgueil de mâle et l'imminence de l'implosion, se décide à rendre les armes et tendre le clés. Et là en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire la manoeuvre était faite.
C'est comme ça que nous avons fait la connaissance de Pierre.
Encore une nouveauté : La chronique de Roxy
Jusqu'à présent vous admettrez que je n'ai pas mis mon grain de sel mais alors là, la honte, la honte, mes maitres se sont donnés en spectacle à cette tardive et devant tout le monde. J'ai risqué un bout de museau à la fenêtre et bien je n'étais pas le seul à la fenêtre figurez vous. Ah ils m'en ont fait des belles mais alors celle là, nom d'un homme, c'est le ponpon. Et puis Elle, Elle lache pas le morceau et croyez moi j'en connais un rayon quand il s'agit de ne pas lacher le morceau. Mais comment je vais faire, moi, demain matin, au grand jour, passer devant tout le monde avec Lui au bout de ma laisse, pour aller lever la patte.Je préfère ne pas y penser, je me cale au fond de mon panier et salut la compagnie, je vous lèche euh pardon, je vous laisse.



