Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 20:02

VENDREDI 24 DECEMBRE 2010

 

Camping Vilanova Park à Vilanova. Notre 1er réveillon de nomades. Camping très confortable et très verdoyant. 

Vilanova ParkVilanova Park - réveillon Noël 2010

Vilanova ParkVilanova Park pause capuccino !Séjour très agréable mais court puisque nous repartons dès le lendemain vers Atmella de Mar et c'est là que les choses se gâtent.

A une cinquantaine de Kms de notre but, nous rencontrons un vent tellement violent que nous préférons nous arrêter sur un parking relativement abrité. Nous y restons environ 6 heures. Je ne perd pas mon temps : confection d'un gâteau au chocolat que nous entamons tiède en attendant que le vent se calme.

Nous repartons alors que la nuit approche à grands pas au grand désespoir de Jean-Pierre qui déteste plus que tout arriver à la nuit. Nous roulons prudemment car le vent a très peu faibli. Nous arrivons à Atmella de nuit bien entendu et cherchons la direction du camping. Nous sortons de la ville, nous nous retrouvons en plein campagne et débouchons sur un bout de route à peine carrossable, nous continuons malgré tout car nous apercevons un panneau nous indiquant le camping et entamons alors une côte, goudronnée quand même, mais très pentue et sinueuse. Nous abordons un virage en épingle à cheveux trop à la corde, sur une plaque de bitume complètement lisse, les pneus patinent, JP veut rétrograder, mais le temps de changer de vitesse, le camping car a reculé de quelques centimètres et là nous nous retrouvons avec un véhicule qui refuse de grimper et le coin droit de la remorque qui s'est encastré sous le pare-choc du camping-car !! Nous descendons vérifier la situation, le vent est violent et glacial, il fait nuit, Jean-Pierre est catastrophé, exaspéré et moi j'ai envie de chanter "Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel....". 

Et il arrive, il arrive. Une voiture émergeant de la nuit se gare derrière nous. Un géant en sort et s'adresse à moi en espagnol. Je lui explique brièvement la situation. Pas de problème, je vais vous aider. Sur ce arrive un quatre-quatre duquel émergent 4 allemands. Je recommence à expliquer la situation (avec un peu plus de mal, linguistiquement parlant). Pas de problème on va vous aider. Après quelques efforts infructueux pour pousser le camp car, nous tombons tous d'accord (c'est l'Europe ! ! !) sur le fait qu'il faut descendre le quad et dégager la remorque. Sitôt dit sitôt fait avec quelques difficultés malgré tout, car certaines sangles retenant le quad avaient eu la malencontreuse idée de se coincer également sous le pare choc. Entre-temps, une autre voiture arrivant du haut de la colline s'est arrêtée à notre hauteur. Une espagnole parlant très bien le français, nous demande si nous allons au camping qui se trouve à environ 300 mètre de là. Je lui répond par l'affirmative et elle m'apprend qu'elle en est la propriétaire et qu'elle va remonter illico pour demander à son gardien de nous ouvrir malgré l'heure tardive. C'est Noël je vous dis, c'est Noël

Enfin au bout d'un moment JP peut redémarrer avec le camping-car, en prenant son virage plus au large et en évitant cette funeste plaque. Les allemands et moi nous nous faisons nos adieux et je les remercie chaudement et j'ai bien du mal car il fait un froid de canard. Mon géant espagnol attelle la remorque à sa voiture et moi je me charge du quad. Et nous arrivons au camping. Enfin !!

Nous trouvons un bel emplacement car il n'y a guère de monde à cette période. Jean-Pierre toujours énervé, ronchonne dans sa barbe, et je lui dis qu'au lieu de raler il ferait mieux de changer sa façon de voir les choses : nous avons bénéficié de la gentillesse et de la solidarité d'inconnus qui ont passé avec nous un bon bout de temps pour nous aider, en pleine nuit, par un vent glacial et que c'est ça notre VRAI NOEL.

 

Le mot de Jean-Pierre (les interventions de JP seront toujours en bleu avec changement d'écriture)

Ouf !!! Je peux enfin me détendre car je dois dire que je n’étais pas très rassuré et ça me rendait très nerveux, Michèle en a un « peu » fait les frais ! Et j’en suis confus

 

26 décembre 2010 

Après une nuit réparatrice, nous décidons de rester une nuit de plus ; Donc la journée de libre va nous permettre de récupérer. Le camping est proche de la mer  et je peux le vérifier en promenant Roxy. La côte est magnifique et la lumière du matin est magique . J’en profite pour faire quelques photos. Puis dans la journée  Michèle et moi allons revoir cette cote, puis en fin d’a-m je vais visiter en quad la ville qui est très agréable avec un port de pêche et de plaisance  

 

26 Déc. 2010 Atmella de Mar (6)26 Déc. 2010 Atmella de Mar

Il fait froid mais beau et les rayons du soleil sont bien agréables.

26-Dec.-2010-Atmella-de-Mar--2--copie-1.JPG

 

Lundi 27/12/2010

Départ à 10h30 direction Alicante. A la sortie de cette ville après avoir roulé  sur l’auto via A7, nous nous arrêtons à Crevillente pour passer la nuit au camping Las Palmeras. J’en profite pour faire changer les pneus de la remorque qui sont anormalement usés, cout de l’opération 139 €.

Cela est fait dans l’heure qui suit.

Puis nous prenons possession de notre emplacement. Le prix de la nuitée est de 23,50€ , plus on descend vers le sud et plus les campings sont chers !

 

Mardi 28/12/2010 

Départ vers 9h30, nous prenons l’auto via A7 que nous ne quitterons pas jusqu’à Algésiras où nous arrivons vers 18h30. Nous avons prit nos billets chez l’agence Guitterez et le prix est le même que l’an dernier, même avec la remorque soit 180 € A/R. Nous sommes reçu avec l’apéritif et en cadeau, un gâteau et une bouteille de cidre ; Sympa !

Puis nous allons nous installer sur le parking prés de Lidl pour passer la nuit. Evidemment nous ne sommes pas tous seuls et pour manœuvrer ce n’est pas le pied. 

Je reprend la parole.

Donc nous sommes sur le parking de Lidl et JP s'apprête à faire un créneau avec, donc le camping-car et la remorque. Déjà en voiture, il faut bien dire, ce n'est pas son point fort, mais alors là. A sa décharge, la caméra de recul ne fonctionne plus depuis deux ou trois jours. Donc il me demande de sortir afin de l'aider dans sa manoeuvre. Et c'est là que tout commence. Je me positionne à l'arrière de l'attelage, légèrement sur le côté pour qu'il me voit dans le rétro. 

Vas y, braque un peu à droite, je t'ai dis un peu, UN PEU, braque plus doucement, non la remorque est dans l'autre sens. Il faut que tu recommences, vas y, à gauche maintenant, je t'ai dis A GAUCHE, non l'autre gauche, mais bon sang mets les roues dans l'autre sens.

Et JP de répondre, mais je comprend rien à ce que tu me dis, je ne t'entend pas, je ne comprend rien à tes signes, je ne sais plus où sont les roues .........!!!!!!!

Bref Papy et Mamy au bord de la "nervous breakdown" (crise de nerfs pour les non anglophones) et même sur un lieu aussi romantique que le parking de Lidl à Algéciras, à la nuit tombée, au milieu d'autres camping-caristes, ça ne le fait pas comme disent les "djeuns".

Remontée comme un ressort, je me rapproche de JP qui se penche à la fenêtre en me tendant les clés "tu veux le faire, tu veux le faire" et au moment où j'allais lui répondre (OUI, bien entendu) j'entends derrière moi une voix douce et chaude "donnez moi les clés si vous voulez, je vais vous faire la manoeuvre". Jean-Pierre, partagé entre son orgueil de mâle et l'imminence de l'implosion, se décide à rendre les armes et tendre le clés. Et là en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire la manoeuvre était faite.

C'est comme ça que nous avons fait la connaissance de Pierre.

 

Encore une nouveauté : La chronique de Roxy

Jusqu'à présent vous admettrez que je n'ai pas mis mon grain de sel mais alors là, la honte, la honte, mes maitres se sont donnés en spectacle à cette tardive et devant tout le monde. J'ai risqué un bout de museau à la fenêtre et bien je n'étais pas le seul à la fenêtre figurez vous. Ah ils m'en ont fait des belles mais alors celle là, nom d'un homme, c'est le ponpon. Et puis Elle, Elle lache pas le morceau et croyez moi j'en connais un rayon quand il s'agit de ne pas lacher le morceau. Mais comment je vais faire, moi, demain matin, au grand jour, passer devant tout le monde avec Lui au bout de ma laisse, pour aller lever la patte.Je préfère ne pas y penser, je me cale au fond de mon panier et salut la compagnie, je vous lèche euh pardon, je vous laisse.

 

 

 


Par jean-pierre & michèle
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Mardi 22 février 2011 2 22 /02 /Fév /2011 21:40

Un mois que nous sommes au camping "Terre d'Océan" à 20 kms d'Agadir. Mais remontons un peu le temps, reprenons à notre entrée au Maroc, non, finalement remontons encore un peu dans le temps, début novembre 2010. Nous donnons le dernier tour de clé au portail de la maison de Nuces que nous occupions depuis aout 2001.

2010 1104nuces0003

Nous avons vendu, donné, jeté ou mis au garde meubles tout ce qui a fait notre vie jusqu'à présent. Nous avons acheté un camping-car plus grand, un Euramobil poids lourd, 8m20 de long plus la remorque sur laquelle se trouve le quad. Nous voilà en route pour une nouvelle vie de nomade, pour l'aventure. Toute relative pour l'instant, trois semaines de cure à Balaruc les Bains, du 8 au 27 novembre 2010. Nous faisons connaissance de Marta et Joseph, des amis de Louis et Michèle,nos compagnons de route lors de notre dernier séjour au Maroc. Marta nous reconnaît grace à Roxy, qu'elle avait vu sur le blog !!Balaruc - Martha et Joseph

Serge et Céline viennent passer un petit week-end avec nous et nous profitons du temps plutôt clément pour faire de belles balades.

Balaruc - WE Serge et Céline(11)Nous passons de bons moments dans le camping-car.Balaruc - vue depuis le campingBalaruc - WE Serge et Céline(7)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voià, 3 semaines de cure sont très vite passées. 

      Nous regagnons l'Aveyron .

Notre départ étant prévu pour le 10 décembre passons une dizaine de jours à la Frégière chez nos amis Pierre et Martine.

La Frégière Déc. 2010

 

La Frégière Déc. 2010 (8)

 

 

Entre temps nous devions monter à Paris pour voir la famille, mais la neige, le froid rendant difficile la circulation, Je suis partie toute seule.

Pendant mon court séjour Maman est tombée (verglas) et s’est fracturée l’épaule droite.

Puis retour  avec une journée de retard suite aux intempéries ( aéroport fermé). 

Le jour du départ approche et coup de téléphone qui nous apprend que notre ami Claude Galice va se faire opérer.

Nous décidons d’aller le voir. Nous restons à Valence une semaine. Nous allons régulièrement lui rendre visite à l'hopital. Ce qui ne nous empêche pas de savourer l'omelette aux truffes que nous confectionne, avec amour, Chantal. Jean-Pierre partValence - l'omelette aux truffes (1)icipe à la récolte qui peut se faire gràce à un chien truffier : le Lagotto.

Valence - récolte des truffesValence - récolte des truffesChantal nous donnera quelques truffes de quoi agrémenter l'ordinaire jusqu'en Espagne.

      Puis nous apprenons que Josette est à nouveau tombée, résultat : 5 côtes de cassées !!! Décidément, cette année notre départ au Maroc ne se présente pas sous les meilleures auspices.

Dimanche 19 décembre nous prenons enfin la route vers le Maroc et là, commence notre vrai périple.

Kilométrage au départ : 58 100

      Nous quittons Chantal à 10h50 après un au revoir chargé d’émotion, et direction Narbonne Plage, premier arrêt dicté par la panne de notre frigo ( ne fonctionne pas sur le gaz ) et aussi avec la possibilité de se faire dépanner chez Narbonne accessoires .

Après une journée très pluvieuse, nous passons la nuit sur l’aire de repos réservée aux cc. Nous sommes 2 cc !!!

Lundi 20 décembre 

Après une bonne nuit, et avant de reprendre la route, nous appelons Narbonne Accessoires. Pas de chance les ateliers sont fermés pour congés jusqu’à l’année prochaine. Donc après réflexion et consultation du catalogue Destinéa, nous remarquons qu’à Perpignan nous pourrons nous faire dépanner  donc direction Perpignan et plus particulièrement Argelés sur Mer où nous pourrons passer la nuit dans le camping municipal.

Arrivée à 16h30 . Nous voilà bien installés dans un super camping ( Le Roussillonnais ) en bordure de mer, prix de la nuitée 12 € tout inclus eau, électricité.

Nous appelons Destinéa, hélas l’atelier est fermé, il nous faudra rappeler mardi matin ;

Le temps est relativement doux 14° et pas de pluie,

La nuit aussi sera douce !

Argelés sur Mer

      Mardi 21 décembre. 

JP a pris la plume

Michèle se réveille avec une migraine, et va rester couchée.

Je téléphone chez Destinéa, et pas de chance ils sont débordés de travail et ne peuvent pas me dépanner. Ils me donnent quelques conseils que je mettrai en application plus tard. Nous allons rester 3 nuits dans ce camping.

Cet a-m, je file chez Destinéa pour faire vérifier le monitor de la caméra de recul, pas de chance, ils n’ont pas les cordons permettant de le faire fonctionner. Je profite de ce déplacement pour acheter le joint de Louis. (30 € !)

A mon retour Michèle va mieux. Nous resterons un jour de plus. 

Mercredi 22 décembre 

Après une nuit calme, le soleil est au rdv et sans vent ! Je profite de cette accalmie pour réparer le frigo . Le succès n’est toujours pas au rdv ! Il faut absolument changer le thermo couple. On verra plus tard. En début d’a-m, nous allons faire un tour en quad et faire quelques courses mais la pluie va écourter notre balade.

Demain, nous partirons pour Tarragone et nous serons en Espagne.

Jeudi 23 décembre 

Après une nuit calme, nous quittons Argeles vers 11h avec difficulté dû au gps et au sens interdits ! Nous passons la frontière au Pertus avec un temps clément. Vu notre heure tardive du départ, nous décidons de ne pas s’arrêter pour déjeuner, nous nous rattraperons le soir.

Traversée de la Jonquera « parsemée » de prostituées le long de la route, puis direction Barcelone. La traversée se fait sans pb, puis nous nous dirigeons vers Tarragone avec arrêt pour la nuit à Vilanova dans un camping 4 *. Arrivée à 17h45.Vilanova - la piscine

Nous prenons connaissance de ce camping qui est immense. Le tarif pour une nuit avec électricité eau et évacuation des eaux usées sur l’emplacement : 17,30 €Vilanova le restaurantVilanova - le parcVilanova - le camping

Puis nous allons au restaurant et nous commandons un plat à emporter : une paélla aux pâtes .

Nous nous sommes régalés et comme c’était copieux, nous terminerons le plat demain midi.

Important : la t° sur le trajet a oscillé entre 14 et 21°.

Vendredi 24 décembre  58850kms 

Après une bonne nuit, nous nous réveillons sous un beau ciel bleu avec le soleil pour témoin !

Aux infos, il neige sur une bonne partie de la France !!!

Après nos occupations quotidiennes, nous allons nous promener dans le camping et comme celui-ci est très accueillant, nous avons décidé de rester une nuit de plus. Nous partirons demain matin 25 décembre !

Donc nous passons notre réveillon de Noël en tête à tête

Par jean-pierre & michèle
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Mardi 20 avril 2010 2 20 /04 /Avr /2010 21:36

Le 22 mars, départ vers Taroudant, nous nous arrêtons un peu avant, dans un camping appelé "le jardin de la Koudya".

Que dire, un vrai jardin d'Eden. C'est une grande exploitation dont le propriétaire est un français. Il cultive de façon régulière les oranges et de façon occasionnelle toute plante à la commande. Lorsque nous nous y sommes arrêtés, il avait une énorme commande de pommes de terre, pour je ne sais plus quel pays.

 

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Jardin de la Koudya 003Nous nous sommes garés sur un grand emplacement, sur lequel je pouvais installer mon relax sous un mandarinier en fleurs

 

 

 

 

 

 

 

 

Le propriétaire permet aux campings caristes de profiter de sa piscine et nous ne nous en sommes pas privés

 

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le jardin de la Koudya et sur la route de Tata 006 

 

 

Le pacha sous les bananiers, les papayers et les bougainvillées

 

Le séjour a été enchanteur. Nous n'avons pas fait frand chose comme d'habitude ou peut-être pire que d'habitude. Non je suis injuste, Michèle a préparé un riz au lait "façon Yva" sous les directives de cette dernière

 

Jardin de la Koudya

 

 

 

 

 

 

 

Il y avait quelques tentes berbères destinées aux touristes et une petite maison noyée dans les fleurs et la verdure

 

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Nous n 'y avons passé que deux jours, mais nous reviendrons. Ce soir pas beaucoup de commentaires je vous laisse regarder les photos de l'album.

 

 

Jardin de la Koudya 004

Par jean-pierre & michèle
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Vendredi 16 avril 2010 5 16 /04 /Avr /2010 13:31

Nous quittons Dakhla et reprenons la route avec regret. Surtout que le beau temps n'est pas toujours au rendez-vous et que les routes sont parfois encore inondées. Ce qui nous surprend le plus c'est la verdure et l'absence de poussière.

 

A1 Sur la route entre Dakhla et AgadirA8 Sur la route entre Dakhla et Agadir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La première étape sera Boujdour où nous nous étions arrêtés en descendant. Une seule nuit. Nous sommes le 3 mars, il nous faut être à Agadir au plus tard le 12 afin d'accueillir Céline et Serge qui viennent passer une semaine de vacances. Le lendemain nous passons une partie de la journée à Laayoune. Grande ville, moderne. Le gouvernement accorde des aides financières aux marocains qui veulent venir s'installer et celà se voit rien qu'au parc de voitures. Ici pas de "tacots" . Par contre beaucoup d'uniformes, c'est une ville de garnison. Nous passons notre chemin. Prochaine étape : Tan Tan El ouatia. Des noms qui doivent vous évoquer "des souvenirs" puisque nous y avons fait halte en descendant. Puis nous atteignons Sidi Ifni où nous retrouvons Michèle - Louis et Suzanne- Denis auxquels nous nous joignons autour d'un bon couscous. Moment de retrouvailles très agréable par contre le camping est surchargé. Nous y passons une seule nuit et déménageons dans un autre en bord de mer, ouf un peu d'air et moins de monde.

Nous sommes le 8, départ pour Tiznit. Le camping est complet. Nous stationnons avec beaucoup d'autres sur le parking d'une superette. Nous en profitons pour faire quelques courses puis direction les souks et particulièrement celui des bijoutiers, nous pensons à nos filles et belles filles !

 

Le 9 mars. Il a plu cette nuit , il est 10h et il pleut encore. Ah Dakhla comme nous te regrettons !!!  Nous tenons conseil dans le camping car de Louis et Michèle. Nous décidons JP et moi ne nous installer dans le nouveau camping Atlantica Park à Imourane, qui n'est qu'à 15 Kms d'Agadir. Il nous sera plus facile de faire des allers et venues lorsque les enfants seront arrivés. Michèle et Louis retourneront à l'autre camping Atlantica Park Imi Ouadda, quant à Suzanne et Denis ils ont le courage d'opter pour le camping en pleine ville d'Agadir qui a la réputation d'être sale, exigü et pas très sur. D'ailleurs ils se feront vandaliser une de leur fenêtre. Suzanne et Denis attendent également leur fils qui arrive aussi le samedi 13 mais le matin.

Nous reprenons la route et arrivons au camping vers 17h00. IL est situé directement au bord de la plage et tout est neuf. Il vient d'ouvrir l'inauguration a eu lieu en janvier. Le camping Atlantica Park d'Imi Ouadda où nous étions au mois de décembre et celui d'Imourane où nous sommes maintenant appartiennent au même propriétaire mais celui d'Imi Ouadda est plus éloigné d'Agadir.

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Les emplacements sont vastes et pourvus d'un robinet d'eau. Les sanitaires sont impeccables et toujours très propres. Les femmes de ménage sont présentes à longueur de journée. Mais il faudra attendre encore pour que les arbres nous fassent un peu d'ombre et que les bougainvillées se parent de leurs couleurs éclatantes !

  Et puis nous avons tout sur place : la petite supérette, le salon de coiffure - massages - pédicure - manicure etc... Le petit magasin de vêtements - bijoux - souvenirs - presse - cartes postales- téléboutique, les petits marchands de légumes et fruits, un pizzaïolo, un petit "bar"où l'on déguste des cocktails de  fruits frais multiples et variés et aussi l'artisan qui confectionne les pergolas, les protections de pare brise, le poseur d'antennes etc ..... et les marchands de poissons qui nous vendent du St Pierre à 60 Dh le kilo !

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 Le matin, nous petit-déjeunons avec vue sur le village situé un peu au-dessus et qui se détache sur le ciel bleu. Et puis la côte est très belle et nous multiplions les balades.

surf à Imouranne 007 

 

 Le 13 mars. Rendez-vous à l'aéroport pour acueillir Céline et Serge

 

Aéroport d'Agadir

 

 

Céline est au premier plan, Serge se cache derrière sa planche de surf .

Le temps de récupérer les bagages, de passer en douane et nous voilà partis faire un tour de ville qui se terminera "by night" et nous les amenons à leur hotel. Magnifique chambre avec grande terrasse donnant sur la piscine à ciel ouvert, toute éclairée, entourée de palmiers et de fleurs. J'espère qu'ils passeront un excellent séjour.

Nous dinons ensemble en ville, les ramenons à leur hotel et rentrons au camping.

Le lendemain, dimanche, ils resteront à l'hotel.

 

 

 

  Lundi 15 mars. Céline et Serge viennent passer la journée avec nous. Bien entendu il fait beau et chaud et ils Atlantica Imourane avec Serge et Céline 014apprécient. Cet hiver ils ont eu de la neige à Nices.

Tout est là pour un dépaysement total !!

  Après un combat farouche et sanglant, Céline et Serge ont eu raison de la bête

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

Atlantica Imourane avec Serge et Céline 021

     

Le départ est un peu crispé, surtout que le dromadaire nous exécute un entrechat, mais finalement ça roule tellement bien que je les rejoins et nous faisons la promenade côte à côte ou presque  

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Pour le lendemain, comme ils ont loué une voiture, nous leur proposons de passer la journée en balade à Tioute et à Taroudant. Donc rendez-vous à 9h.

 

  Sortie Tioute

 

 

 

  

 Serge, qui la veille a eu un petit aperçu de la conduite des marocains, propose gentiment à Jean-Pierre de prendre le volant.

 

 

 

 

 

 

 

Sortie Tioute

 

 

  

       

Tioute est une magnifique palmeraie, surplombée par une non moins belle kasba. Nous y avions déjà passé un très bon moment avec Louis et Michèle au mois de décembre. Mais nous n'avons pas mangé dans le même restaurant.

   

 

Sortie Tioute 

 

  Sortie Tioute (43)

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois nous avons déjeuné sous les orangers en fleurs et à fruits

Sortie Tioute

 

 

  Et pour faire digérer, promenade à dos d'ane 

 Sortie TiouteSortie Tioute (3)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Puis direction Taroudant. Nous sommes détournés car une partie du pont à la sortie de Tioute a été emportée par les crues. Nous sommes obligés de passer par l'oued, heureusement à sec ou presque

 

  Sortie Tioute (23) passage dans l'oued  Sortie Tioute (52) passage dans l'oued

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée à Taroudant. Il fait chaud, pas très envie de marcher, nous louons une calèche et durant une heure, nous faisons un tour de ville avec évidemment arrêts chez certains artisans puis une petite visite dans le souk, toujours accompagné de notre "cocher"

  Sortie Taroudant (27)

 Sortie Taroudant (3)

 

 

 

Sortie Taroudant (2)

 

 

 

 

 

Nous passons devant l'hotel Salam, ancien palais, dans lequel nous avions séjourné en 2001 durant notre voyage de noces.

 

 

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                            Comme toujours, le Maroc et ses contrastes

 

Sortie Taroudant (18)

Sortie Taroudant (23)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Pour plus de photos, voir l'album "Atlantica Park à Imourane".

Puis c'est la route du retour, nous n'avons pas que ça à faire !! Ce soir repas puis spectacle à l'hotel où logent Céline et Serge . Et tout est bon à prendre autant l'excellente cuisine que les numéros de danse et chants et le décor

 

Soirée hotel de Céline et Serge

 

 Soirée hotel de Céline et Serge

 

Jean-Pierre, tellement subjugé, n'a pensé à prendre qu'une seule photo de la danseuse, comme quoi les hommes ne sont vraiment capables de faire qu'une seule chose à la fois

 

 

Soirée hotel de Céline et Serge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soirée hotel de Céline et Serge 

 

 

 

 

   

Beaucoup de couleurs, de rythme

 

 

Soirée hotel de Céline et Serge. Céline se défoule

 

 

Et puis le clou du spectacle, Céline 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'y ai ajouté ma modeste contribution  

Soirée hotel de Céline et Serge

 

 

  Le reste de la semaine se passera de façon tout aussi agréable mais un peu plus sportive, surtout pour Serge. Il y a beaucoup de "spots" de surf et nous ne sommes qu'à 2 ou 3 Kms du plus connu d'entre eux, du moins des initiés, Taghazout. 

 

surf à Imouranne 004

 

Même si le changement et le dépaysement ont provoqué dans le milieu de la semaine un petit passage à vide et une baisse d'enthousiasme sur le pays et ses moeurs, ils finiront par s'habituer au "racollage" , à se débarrasser de façon plus ou moins aimable des opportuns et importuns et Céline deviendra étonnante dans la pratique du marchandage.  

 

Nous les ramèneront à l'aéroport le samedi suivant, et l'atmosphère est un peu au "spleen" : se quitter, laisser ce pays si attachant, son ciel bleu et sa chaleur et puis une semaine c'est vraiment trop court.

  

 

 

 

 

 

 Nous reprenons le cours de notre vie. DImanche, repas d'adieu à Atlantica Park, Suzanne et Denis rentrent en France et Louis, Michèle et nous, décidons de partir vers Zagora. Nous serons accompagnés par Yva et Jean-Claude qui sont dans ce camping depuis plus de 4 mois et dont Michèle et Louis avaient fait la connaissance ici même, il y a 2 ans et ils s'étaient "bien plus" et ils se plurent de plus en plus !

 

 Repas d'adieu : Suzanne et Denis rentrent en France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous assistons aux adieux d'Yva, elle connait tout le monde et chacun l'apprécie

 

Yva fait ses adieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Voilà, encore une étape, des moments précieux qui viennent s'ajouter à notre liste déjà longue et un dernier clair de lune sur Imourane

 

Atlantica Imourane avec Serge et Céline 002

 

Par jean-pierre & michèle
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Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 21:14
A Dakhla sous la tente 001Le dimanche 24 janvier 2010.

Le dimanche, les marocains sortent et viennent passer la journée à la plage et c'est le jour durant lequel la plupart des camping-caristes désertent les plages fréquentées par ces mêmes marocains.
Les familles arrivent en nombre, montent la khaïma (la tente), l'aménagent avec tapis, coussins, allument le grand canoun pour le repas qu'ils laissent mijoter, le petit canoun pour le thé et le bkhor, les fruits, le pain, les jus de fruits, l'eau , l'incontournable lben (lait caillé auquel ils rajoutent parfois de l'eau de fleur d'oranger et du sucre) bref, un vrai déménagement.

Donc ce fameux dimanche, nos amis avaient déserté, il ne restait que peu de camping cars au Km 14 autour de nous.

Je me promenais avec mon compagnon à poils (et non à poil ...!) sur la plage et en passant à proximité d'une grande tente, je crois entendre une voix "viens Madame, viens Madame" mais contrairement à Jeanne d'Arc, je continue mon chemin, puis des rires fusent et au moment de remonter vers mon home mobile, un jeune homme hors de la tente me fait signe d'entrer. Comme chacun le sait, je suis le premier venu (surtout un jeune homme), donc j'entre et me retrouve dans la pénombre, à l'abri de la chaleur et du vent, devant la FAMILLE AHNANE et compagnie.

On me prie de m'asseoir, Abdellah, le père de famille fait les présentations. Meriem, son épouse m'offre du lben et nous papotons un long moment à l'issue duquel il me parait convenable de partir. Mais j'ai à peine le temps d'esquisser un geste pour me lever "non, non, tu restes pour le thé". Va pour le thé, dans 10 min je remonte. Mais le thé c'est tout un cérémonial, encore plus long que tout ce que nous, européens, nous pouvons imaginer, à celà combinée leur nonchalence,  une heure après je sirotais encore mon deuxième verre de thé. Cette fois, c'est DE CI  DE, je remonte. Que nenni "tu restes manger le riz et la chèvre avec nous". Ah non je ne peux pas, mon mari est dans le camping- car. "pas de problème, tu vas le chercher". Je m'éxécute. Jean-Pierre avait commencé à préparer. Je l'ai arrêté dans son élan et entrainé sous la tente. Et voilà comment, nous nous retrouvons un moment après, à presque 16h00, à déguster, hommes d'un côté, femmes de l'autre, dans le plat commun, avec les doigts, de la chèvre et du riz absolument délicieux.

Abdellah et son épouse Meriem
A Dakhla sous la tente 010

Bouthaina, leur fille ainée, 18 ans, qui passe son bac cette année et qui veut faire des études de médecine
Rabab, 16 ans, qui entretemps, m'avait vêtue de son voile et Ladiba 8 ans

A Dakhla sous la tente 003










A Dakhla sous la tente 011












Leur fils, Hamadi, 8 ans, en haut de la photo, les filles et des amis.

Nous remarquerons par la suite, qu'il y a souvent des amis chez eux.
C'est une famille qui visiblement n'est pas dans le besoin. Abdellah est vice président de la commune de Dakhla. Nous avons cru comprendre que c'était l'équivalent de l'adjoint au maire. Les manifestations officielles qui auront lieu par la suite, lors du festival, confirmeront nos suppositions ou tout au moins nous prouveront qu'Abdellah est bien un édile de la ville.
Meriem, assise en tailleur, trône au centre de la tente, entourée de son petit monde qu'elle semble régenter d'une main douce mais ferme. Lorsque l'un des deux plus jeunes n'obtempère pas assez vite à son goût, un petit mot à Abdellah (même s'il est pleine conversation) qui ne cherche pas à savoir le pourquoi du comment, un petit regard ou un petit mot et le récalcitrant rentre gentiment dans le rang, sans cri, sans débordement !

A Dakhla sous la tente 004Elle ne se lèvera que pour aller vérifier en tout dernier lieu, le plat de chèvre qui est en train de cuire et sur lequel les filles voire les amis ont jeté un coup d'oeil à maintes reprises.
 

Nous avons passé ce dimanche, des moments que nous n'oublierons certainement pas et nous nous sommes réjouis de ne pas avoir quitté la plage ce jour là !

Ils ont commencé à plier bagages vers 19h00, en nous laissant (ce qui deviendra une habitude) le pain, les fruits et les jus de fruits restants en nous promettant de reprendre contact avec nous afin de leur rendre visite chez eux.

En effet, deux jours plus tard, Abdellah en compagnie d' Ahmed, un ami proche qui est très souvent avec lui et qui travaille à l'organisation du festival, est passé au camping-car, nous dire qu'il viendrait nous chercher le samedi suivant à midi pour déjeuner chez lui à Dakhla.

A Dakhla sous la tente 012

Le samedi arrive. 12h15, le 4x4 d'Abdellah nous attend et en route pour l'aventure !

Pour lui, pas de limitation de vitesse, pas de contrôle de la gendarmerie royale (il y a un poste de la gendarmerie royale quelques Kms avant l'entrée de la ville avec un panneau "Halte gendarmerie royale" et chacun doit s'arrêter au niveau de ce panneau et ne redémarrer qu'après autorisation ou après contrôle. Les camping-caristes s'arrêtent comme tous les autres mais sont rarement contrôlés). Abdellah, lui, il passe avec le salut du gendarme en plus !

Nous arrivons devant sa maison. La rue est en chantier et la façade ne paye pas de mine. Nous passons une petite porte et là surprise, quelques marches menant à un couloir, au bout, sur la gauche un 1er salon à la marocaine pouvant accueillir une vingtaine de personnes, avec téléviseur bien sûr. Ensuite un grand salon, environ une trentaine de personnes, avec téléviseur bien sûr et enfin, le petit salon une dizaine de personnes, avec téléviseur !
En face de l'entrée du 1er salon, un escalier qui débouche sur une grande cuisine. Je n'ai pas visité le reste de la maison, mais Meriem m'a dit qu'il y avait encore 3 chambres à cet étage et un étage au-dessus. Et bien entendu, tout est d'une propreté extrême.

Les hommes, Jean-Pierre, Abdellah, Ahmed et deux autres amis, sont restés dans le 1er salon pour palabrer et boire le thé. Je suis montée dans la cuisine avec Meriem et ses enfants. Assise, je les ai regardées. Elles se déplacent avec une nonchalence incroyable. Elles ont le temps ou en tous les cas le prennent. Je n'ai pas vu de marocain pressé !! (et ce n'est pas à cause des babouches comme certains mauvais esprits pourraient le penser. Mais nous finirons par le comprendre au fur et à mesure que leur "hiver" prendra fin).
A la maison, les ainées ne portent pas de voile, mais un jean, un T-shirt comme n'importe quelle adolescente.
Vers 14h30, nous sommes tous et toutes réunis dans le salon et nous déjeunons dans un immense plat commun : riz et chameau.( Ici, le riz remplace le couscous). Délicieux. Cette fois, Meriem a eu la gentillesse de nous donner une cuillère ! L'essai précédent de manger à la main n'a pas du lui paraitre concluant !!
La journée touche à sa fin et nous avons du mal à nous séparer. Au moment de partir, Bouthaina et Rabab me mettent dans les mains deux grands sacs en plastique, dans l'un des fruits, dans l'autre un petit coffret en bois marquetterie et nacre, deux enveloppes de coussins faits main style sahraouis, et des voiles, des voiles dont je me demande ce que je vais bien pouvoir en faire. Et re embrassades, les larmes aux yeux. Nous nous promettons de nous revoir bientôt.

Une fois de plus, nous avons passé des moments très agréables. Abdellah et Ahmed ont réussi à nous convaincre de rester jusque début mars, afin d'assister au festival qui aura lieu à partir du 26 février au soir jusqu'au 28. Ahmed a conçu la plaquette qui sera le symbole de cette manifestation et qui représentera le festival 2010.

Le mercredi suivant, donc le 3 février, apparition vers 15h00 de Abdellah et Ahmed. Ils passent un moment avec nous et nous disent que tous viendront déjeuner avec nous, demain, vendredi ! Mais surtout, tu ne prépares rien. OK pas de problème comme ils disent ici. La journée se termine, il fait tès chaud mais le soir une petite laine est la bienvenue, car il y a encore de l'humidité en cette fin d'hiver.

Le lendemain midi, nos voisins italiens qui nous avaient promis de nous préparer à déjeuner, nous amènent un plat de spaghettis sauce tomate (maison) et parmesan. Un vrai régal et largement de quoi caler deux estomacs gourmands et affamés. Que ceux qui connaissent mon don particulier pour préparer les pâtes s'abstiennent de tout commentaire !! Une fois le repas terminé, la vaisselle faite et le café siroté, c'est à dire vers 15h00, nous voyons débarquer Abdellah, Ahmed, Bouthaina, Rabab et Hamadi qui, après les politesses d'usage, installent le canoun, ouvrent les plats de courbine marinée, disposent les olives diverses et variées sur la table, sortent les jus de fruit, le pain, l'eau etc.....et derrière leurs camping cars, nos compagnons de voyage qui se marrent comme des baleines car nous allons devoir nous remettre à table ! Parfois la barrière de la langue nous joue des tours, pour eux, c'était demain et JP et moi avions retenu "vendredi" qu'à celà ne tienne, pas de problème.  
Je m'installe et aide les filles à faire les brochettes avec les morceaux de courbine.
Meriem est absente, accompagnée de Ladiba, elle est allée rendre visite à son père à Laayoune.

barbecue avec Abdellah 001barbecue avec Abdellah 003
















barbecue avec Abdellah 004


L'après-midi, nous embarquons tous dans le 4x4, Jean-Pierre et moi devant avec Abdellah et les autres sur le plateau à l'arrière. Ils nous emmènent visiter le paradis des kyte-surfers et des wind-surfers : "Dakhla attitude"


barbecue avec Abdellah 007Quelques petits chalets très bien aménagés face à un immense bras de la lagune sur lequel évoluent ces fanas de mer et de vent car il y a souvent du vent dans la région. Un restaurant en bordure de mer avec une immense terrasse, des coussins, des matelas, bref le réconfort après l'effort














LE FESTIVAL

Ce festival existe depuis 2006 et a lieu chaque fin de février. Les spectateurs viennent nombreux, que ce soit du Maroc ou d' Europe. Il y a chaque soir, des concerts sur un podium gigantesque et magnifique : Rap Hispano-marocain (super), musiciens gnaouas, danses folkloriques, et le dimanche soir Yousoun Dour qui est également connu en france. Il y a un monde fou et je vous laisse imaginer l'ambiance.
Non loin du centre de la ville, il y a un terrain immense, au moins 3 ou 4 fois la superficie d'un terrain de foot, sur lequel se déroulent des concours de fantasias, des courses de dromadaires. Tout autour de ce terrain, sont dressées des khaïmas que louent certaines familles marocaines (celles qui en ont les moyens) pour venir assister durant tout le week-end et toute la journée à ces réjouissances.
On y mange, on y boit le thé, ici il n'est pas à la menthe, on y palabre, on s'y repose et on y rit beaucoup. Il y a un roulement, mais nous sommes toujours au moins dix sous la tente.

Enf.1 Rabab, lascive et volcanique


Enf.3 Ladiba, toujours riante mais fichu caractère














Enf.5 Hamadi, à gauche timide et attachant


Et puis de temps en temps, on sort pour aller déambuler bras dessus bras dessous


Ladiba et moi portant la robe que JP m'a offerte pour SON anniversaire








Dans la foule dense
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et admirer le spectacle permanent

Festival Dakhla 2010 007








Festival Dakhla 2010 005


Photo045









                                                    de jour comme de nuit





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Festival Dakhla 2010 001Bouthaina, Rabab et moi
Et on recommence le lendemain. A la différence que, la veille il était possible de faire plusieurs fois le tour du champ de course alors que maintenant,, comme nous avons rencontré beaucoup de monde dans la tente de Meriem et Abdellah, chaque 50 mètre nous sommes hélés par le cousin, la grand'mère, le cousin du cousin, l'ami du cousin du cousin et nous nous arrêtons boire un thé. Si nous arrivons à faire 500 m en 2 heures, c'est un record.

Et puis le samedi soir nous sortons, cette fois avec les filles ainées. Comme beaucoup de femmes marocaines, elles arrivent à faire de leur voile un atout de séduction avec en plus un art du maquillage qui n'a rien à envier à qui que ce soit et notamment des yeux. Elles se mettent un fond de teint presque blanc. Pour elles,  être bronzées n'est pas un critère de beauté, c'est même le contraire. Mais comme chez nous, la couche est parfois un peu épaisse .....
D'ailleurs elles fuient le soleil comme la peste et ici il est difficile à fuir.


Enf.6 Bouthaina (à ma gauche) la douce et sensuelle



Le lendemain, dimanche, c'est notre dernier jour à Dakhla, avec la famille Ahnane. Après déjeuner nous retournons à la tente. Meriem n'y sera pas. Elle a appris le décès d'un proche parent et a rejoint sa famille avec son fils.
Nous y retrouvons la soeur de Meriem et Ladiba et d'autre personnes dont nous avons fait connaissance mais vu le nombre, nous avons du mal à les situer. Sur le terrain, se jouent les finales des fantasias et des courses de dromadaires. En fin de journée, nous nous rendons chez les Ahnane. Nous nous retrouvons avec les trois filles qui se sont apprêtées pour sortir. 

Rabab me propose une séance maquillage puis une séance de manucure


séance de maquillage 1séance de maquillage 3
















avec entre temps une séance habillage. Tout était très bien, jusqu'à la touche finale, c'est à dire ce fameux fond de teint blanc et là coup au coeur quand je me suis vue dans le miroir : Michaël Jackson dans Thriller. Jean-Pierre m'a fait promettre de ne pas effacer la photo mais je ne l'ai quand même pas mise dans l'article. Si vous avez le courage allez voir sur l'album. Et nous voilà partis, tous les 5 au concert, pour notre dernière soirée : Bouthaine, Rabab, Ladiba, Jean-Pierre et moi
A pied bien sûr et là je peux vous dire les filles, c'est pas du gateau de marcher voilée. Le temps de comprendre sur quel pan il faut tirer pour remonter le morceau de tissu dans lequel vous vous prenez les pieds depuis 1/2 heure et en même temps vous assurer que votre voile tient sur la tête car s'il il glisse trop votre épaule est découverte et bloquer le pan opposé dans la manche du vêtement que vous portez dessous, et bien prenez le métro avec ça !!!!!!
elles ne sont pas toutes marocaines !En plus elles ont les cheveux longs, retenus gràce à une gros peigne qui retient en même temps le voile, ce qui leur donne fière allure et un port de reine lorsque de temps en temps d'un geste assuré et gracieux elles rajustent le voile sur leur tête, mais pas trop sur le front, juste ce qu'il faut. Le mien semblait vouloir vivre sa vie sans moi et même contre moi, toujours trop en arrière ou tombant sur les sourcils, heureusement que les lunettes protégeaient mon champ de vision.
Je ne vous parle même pas des trottoirs, périlleux aussi bien dans la descente que dans la montée.

Enfin, elles ont bien ri et moi aussi.
Je peux dire qu'elles ont veillé sur moi durant toute la soirée, me prenant par la main dans la foule, me guidant par les épaules ou par la taille. Jean-Pierre et Ladiba fatigués nous attendaient dans le camping car, garé non loin de là. nous avons dansé jusqu'à une heure avancée dans la nuit.



Le lendemain, 1er mars,. Nous avons le cafard. Dernière baignade dans la lagune

Dakhla divers2 003




Dakhla divers2 007











Mais ne nous plaignons pas. Nos compagnons Michèle, Louis et Suzanne, Denis qui nous ont quittés depuis quelque temps déjà pour remonter plus au nord ont eu beaucoup de mauvais temps avec évacuation de leur camping, par deux fois et en pleine nuit à cause d' inondations. Les routes aux alentours coupées par des oueds en crue.
Quant à Martine, Luis et Nina et Angelo, eux sont descendus plus au sud, à Barbas à la recherche de langoustes.

Nous allons à Dakhla passer une dernière soirée chez les Ahnane. Les amis, Ahmed et Malainin sont là également.
Meriem est absente et nous les chargeons de lui faire nos adieux.
Nous nous quittons émus, mais dans la joie et la bonne humeur, les chants et la danse.
Dakhla a été et sera peut-être l'étape la plus importante de notre voyage, sa longueur : 1 mois et demi, la beauté de ses paysages de reg, sa lagune, l'hospitalité et la gentillesse des Sahraouis et puis et surtout, la famille Ahnane.

Je pense que nous nous reverrons. Inch Allah !



le-desert-et-la-lagune-de-Dakhla.JPG

Par jean-pierre & michèle
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